Demain votre vie chavire

Par Caroline Charpentier.

Demain votre vie chavire. Elle chavire assez pour que cette vie que vous avez présentement change drastiquement. Vous perdez la capacité d’exercer votre travail. Vous n’êtes plus en mesure de vous laver, de vous nourrir…

Demain votre vie chavire. Quels seront vos constats? Aurez-vous des regrets de ne pas avoir fait à temps des choses auxquelles vous teniez? Réaliserez-vous que vous aviez tendance à construire votre vie sur les: « quand je serai, quand j’aurai…».

Ce n’est pas la première fois qu’il est question de profiter du moment présent car demain n’est pas certain. C’est comme si ces phrases ont tendance à devenir un peu anodines à force de les entendre. Même, ça donne l’impression que ça n’arrive qu’aux autres. Jusqu’au jour où ces mots: «qu’aux autres» c’est vous-même, c’est un proche. Là, c’est l’urgence de vivre.

Demain votre vie chavire. Eh bien moi, ça m’est arrivé!

Bien franchement, j’aurais aimé connaître la Caroline d’aujourd’hui il y a 5 ans. Elle aurait sûrement essayé de me faire comprendre combien il est important de savourer chaque instant. J’en étais consciente avant mais selon moi, ma vie ne pouvait pas chavirer puisque j’étais jeune et en santé. Quelle réflexion et pourtant, je ne devais pas être la seule à penser ainsi, non?

Donc, comment puis-je apprendre à savourer et à apprécier plus cette vie que j’ai? Comment puis-je prendre le temps de faire, de mettre en place les éléments que je chéris sachant que demain ma vie pourrait chavirer? Je suis consciente qu’il y a des imprévus, des obligations, des contraintes. Je ne dis pas aussi de partir dans les excès car demain pourrait ne plus exister! Des fois, sans nécessairement réaliser un projet dans l’immédiat, c’est plutôt de le planifier, d’y réfléchir au lieu de constamment le reporter.

En regroupant tous ces éléments, comment faites-vous pour profiter plus du moment présent? Si vous répondez que vous le faite déjà, chapeau! Vous avez compris un point important de la vie et continuez.

Demain, si ma vie chavire, j’aurai cette satisfaction d’avoir ciblé mes priorités et d’avoir essayé de les mettre en place.

Les départs

Par Guillaume Bertrand.

Les départs…il y en a de toutes sortes. Malheureusement, il y a un peu plus de trois mois, j’ai connu le pire. La mort de mon père d’un choc septique.

Je me console en me disant qu’au moins, j’ai tout dit le positif qu’il aurait souhaité entendre, et j’ai tenu sa main régulièrement, sur son lit d’hôpital. Un peu comme une des scènes finales, avec la belle Mina dans l’émission O’. D’ailleurs, j’ai assez facilement les larmes aux yeux, lorsque j’en fais mention. Au moins je ne regrette rien du tout et c’est parfait.

Mais il y a d’autres types de départ. Par exemple, je déteste savoir que quelqu’un, collègue ou ami(e), devra partir d’un endroit. Ça me fait énormément de peine, ça me brise le cœur, même si je sais que ça fait partie de la réalité.

Les émotions, je les vis sans me mentir. Ce serait bon que les autres fassent pareil, je trouve.

J’ai deux choix possibles dans une telle situation : finir par accepter ou sinon m’adapter. Bien souvent, j’opte pour la deuxième option.

Dans n’importe quelle situation, pour bien des raisons, à un endroit donné, quelqu’un quitte. Et bizarrement, il arrive dans plusieurs cas, que nous nous entendions très bien avec lui ou elle. Par contre, il demeure légèrement plus facile, pour l’entourage de comprendre, lorsque le sujet qui part, prend, comme il le peut, le temps de bien expliquer (dans ses propres mots) sa décision, à l’avance. Pour que rapidement, les gens sachent à quoi s’attendre.

De mon côté, jamais je n’en voudrai à celui ou celle qui s’en va parce qu’en vérité, je sais très bien qu’il rayonne assez autour de ceux qui le côtoient puis qu’il fait la différence à sa manière, là où il est.

Et dans le meilleur des cas, il arrivera que nos chemins se croiseront à nouveau. C’est en partie pour cela que je tente de garder de très bonnes relations avec ceux-ci. Le bonheur se lit dans le visage lors des retrouvailles et c’est merveilleux lorsque ça survient. Enfin, oui c’est très difficile de se faire à l’idée que quelqu’un aille si loin, si longtemps, ou à jamais. Alors, il est ultra important de préserver les bons souvenirs.

Conseils et reconnaissance

Par Guillaume Bertrand.

Chaque jour, lorsque nous posons des actions autour de nous, cela peut avoir de bons effets sur l’entourage puis d’autres qui le sont moins. Tout dépend de la situation. Viennent alors des gens qui prennent le temps d’offrir des commentaires. De ces mots, prenons-en, ou laissons-en, mais dans la réalité, plusieurs feront leur chemin à nos oreilles… Inconsciemment!

Vivons ce moment où ça fait mal lorsque ça ne va pas, qu’il faut recommencer, car il ne dure pas longtemps et il est important. Les gens disent trop souvent qu’il faut TOUJOURS bien réagir mais dans un sens, ça ne regarde que celui qui doit se revérifier. Alors un peu de compréhension puis de tact… Voilà! Ça aide à faire passer le choc.

Maintenant : Place au positif, à ces douceurs, à ces paroles qui font tant de bien. Il est toujours important de se servir de nos forces pour être en mesure de corriger nos erreurs, de travailler sur ce qui est plus difficile. Pensées d’un sage??? Non! Mais les exemples ci-dessous démontrent qu’il y a un sens à ce que je mentionne. Prêts ou pas, les coups de coeur sont là. Je tiens à remercier ces personnes :

Julie La Rochelle qui m’a fait cette offre si incroyable d’être conférencier, dans le cadre du Salon de la santé en 2017.

Audrey Sylvestre, grande amie maintenant, qui m’a dit de si bons mots près du stationnement à La Cage (Brasserie Sportive), en lien avec Facebook. Et, elle a organisé un souper avec la gentille chanteuse : Myriam Webber! Depuis, elle m’encourage régulièrement.

Puis, je pense aussi à tous mes instructeurs de tennis qui m’ont vraiment donné une chance, et la grande opportunité d’être le joueur que je suis présentement.

Finalement, il est possible de réaliser bon nombre de rêves. Tout le monde peut y arriver. Avec aide, ou seul. Patience et embûches font cependant partie du jeu. Ensuite, c’est la fierté puis le bonheur qui s’installent. C’est assuré.

 

Et si on écoutait, tout simplement ?

Par Marie-Hélène Chalifour. 

Pendant le congé des Fêtes, j’ai visionné le documentaire « Pas facile d’être mère » de Sophie Lambert. Elle recueille les propos de mamans qui ont vécu une grande désillusion de la maternité lorsqu’elles sont devenues mère pour la première fois. J’ai été très touchée par l’authenticité et la vulnérabilité de ces mamans. Pour être honnête, je me suis reconnue lors de certains passages…Mon chum était aussi dans le salon lorsque j’ai visionné le documentaire. À la fin, il m’a dit : « On dirait que tu n’es pas toute seule à te poser toutes ces questions… ». Alléluia! Il venait de comprendre que je n’étais pas un être à part avec mes inquiétudes et mes questionnements, mais tout simplement une MAMAN, avec tout ce qui vient avec. Comme le résume si bien Bianca Gervais dans le reportage lorsqu’elle parle du « clash » de la maternité : « […] c’est le plus beau qui côtoie, je trouve, le plus difficile, et puis tu valses vraiment entre les deux ».

Je constate que de plus en plus de mamans se permettent de nommer ces moments plus difficiles de la maternité, notamment sur le web via de nombreux blogues. Et tant mieux. J’ai par contre l’impression de devoir assumer fois mille nos propos, car la rétroaction que nous pouvons recevoir des internautes est parfois peu nuancée, malheureusement. Il est facile de se sentir totalement inadéquate. Comme le dit Fanny Britt dans ce documentaire : « Il faudrait plus de solidarité sur les réseaux sociaux, des femmes solidaires et libérées de l’égo de compétition. ».

Et dans « la vraie vie », ose-t-on dire à notre mère que l’on a besoin d’aide parce qu’on est épuisée ? À nos amies, que l’on a arrêté d’allaiter parce qu’on en avait juste plus envie, tout simplement ? À notre belle-mère, que l’on a recours aux services d’une femme de ménage, même si on est en « congé » de maternité, parce que l’on a décidé de prioriser autre chose ? Pourquoi donc a-t-on parfois tant de difficultés à s’écouter, à s’assumer et à se faire confiance dans nos décisions ? Je sais, de multiples facteurs peuvent en être à l’origine. J’ai envie de vous en parler d’un seul…l’écoute. Et là, je m’adresse aux personnes qui ont la chance de recevoir les confidences d’une maman. Écouter, juste écouter. C’est un concept qui semble si simple. Écouter sans donner de conseil, sans se comparer et sans juger, c’est un art. Malgré toutes nos bonnes intentions, on peut le faire sans même s’en rendre compte. Et oui, il peut être difficile d’accueillir un déversement d’émotions d’une personne qu’on aime. En disant peu, on a l’impression de la laisser en plan. Et pourtant…un poème de Virgina Satir :

« Mais lorsque tu acceptes comme un simple fait
Que je sente ce que je sens,
Aussi irrationnel que ce soit,
Alors je peux cesser de vouloir te convaincre,
Et travailler à comprendre ce qui se passe en moi. »

Maintenant, je vais m’adresser à notre belle communauté de mamans. Pouvoir échanger entre nous est très important et très précieux. D’entendre que d’autres femmes comme moi ont vécu ou vivent actuellement la même chose que moi fait du bien. Parler du difficile, mais aussi du doux et du beau, ne permet pas seulement de « jaser ». Cela nous rassure, nous fait réfléchir, nous outille, nous donne de l’espoir et nous rappelle comment on les aime dont nos enfants. Que l’on est chanceux de pouvoir les accompagner dans leur cheminement vers la vie adulte et par le fait même, de nous faire grandir comme humain. Pour ressortir « nourrie » de ce temps entre mamans, il est important d’éprouver de l’amour et du respect pour soi d’abord, et pour les femmes comme nous ensuite…

Si vous désirez visionner le documentaire, il est accessible via internet jusqu’au 3 février 2017.

En 2017…

Par Stéphanie Deslauriers.

L’année 2016 tire à sa fin. Pour ma part, elle aura été d’une richesse incroyable et ce, tant au plan personnel que professionnel.

J’ai eu le bonheur d’enseigner à nouveau à l’Université de Montréal en psychoéducation, d’accompagner des stagiaires au baccalauréat ainsi qu’à la maitrise dans l’accomplissement d’un de leurs stages, de parcourir une partie du Québec pour parler d’anxiété, de TDAH, d’estime de soi, d’habiletés sociales, de lâcher-prise, de résilience, de littérature et j’en passe.

J’ai eu le privilège de rencontrer des enfants et des ex-enfants fascinants, inspirants, intéressants (pis plein d’affaires en « ants »).

J’ai publié mon huitième livre – et mon premier roman jeunesse. J’ai collaboré au blogue du pertinent site web educatout.com ainsi qu’avec lesptitmotsdits.com (où je parle de littérature jeunesse avec une équipe du tonnerre).

J’ai reçu des livres jeunesse incroyables grâce à ces P’tits Mots-Dits-là.

J’ai la chance de réaliser des vidéos magnifiques grâce à Rodrigo Gutierrez et Universitas, qui les diffusent et me font grandement confiance.

Ce blogue-ci a accueilli de nouveaux collaborateurs intéressants, intelligents et conscientisés. D’ailleurs, Ensemble Maintenant continuera son travail de sensibilisation et de détaboutisation (oui, oui, ce mot existe (heu hum) pour l’année qui vient (en septembre, il fêtera d’ailleurs ses sept ans !).

Au plan personnel, notre famille a adopté Pitou, un chien magnifique qui apporte de la joie à l’état brut et ce, à chaque jour. Un Pitou qui me pousse à aller dehors, même quand il fait froid, qu’il pleut et/ou qu’il y a de la slush dans la rue.

Poulet grandit, s’épanouit, devient tranquillement un pré-ado (eh oui, avec tout ce que ça implique, mais on le trouve beeen attachant pareil ;) ). Il s’occupe de Pitou comme si c’était son enfant (« J’me pratique », qu’il dit). Il développe de jour en jour encore plus son esprit critique, son sens de la répartie et sa passion pour la lecture (yay !!).

Mon cœur est toujours comblé par l’Homme, qui me couvre de petites attentions, d’amour inconditionnel. L’Homme avec qui j’ai des discussions philosophiques, loufoques et parfois insensées.

En 2017, je me joindrai à l’équipe de mamanpourlavie.com (merciii pour la confiance, Maude Goyer !) où je pondrai des chroniques mensuelles psychoéducatives. Je poursuivrai mes diverses collaborations web, j’enseignerai pour la session d’hiver (yay !), je publierai deux livres (dont un chez Midi Trente et un chez Guy St-Jean), je participerai à l’élaboration d’un guide pour la communauté autistique en lien avec l’intimidation (deux de mes sujets de prédilection !) et je me laisse de la place pour les projets et collaborations surprises.

On se croise les doigts pour que Format Familial revienne pour une quatrième saison (iiih !)

15676464_10154598444815622_8829669710690870115_oAh ! Et merci infiniment à tous ceux qui me font confiance, que ce soit dans le cadre de mon travail ou de ma vie personnelle. Merci à vous de me lire, ainsi que les collaborateurs d’Ensemble Maintenant. Vous êtes précieux pour nous et on souhaite pouvoir continuer d’échanger avec vous encore bien longtemps !

Bonne Année !