Je ne perds jamais

Par Geneviève Chénard.

Je-ne-perds-jamais.-Soit-je-gagne-soit-japprends.On m’a dit dernièrement que je transpire la confiance en moi. Que j’ai l’air de n’avoir peur de rien. Il n’y a pourtant rien de plus faux (bon, oui, mais passons). J’ai peur constamment. J’ai le syndrome de l’imposteur, des complexes, je doute de mes capacités, de mes aptitudes, je dors mal la nuit, bref j’ai la chienne! Je me suis donc posée la question….de quessé?

C’est vrai que si l’on regarde mes actions, je dois avoir l’air assez sûre de moi. Je propose des projets dans lesquels je ne me sens pas compétente toujours, je contacte des gens que j’admire, je travaille à m’assumer, mais toujours je me laisse guider par ma curiosité et mon envie des défis.

Je pense que c’est en partie parce que ma mère est décédée à l’âge de 32 ans. J’ai longtemps pensé que je ne la surpasserais pas en longévité, mais la vie veut encore de moi. Je me rends toutefois compte qu’elle n’a rien fait, rien vu, rien vécu. Je me sens donc un peu le devoir d’en profiter.

Je pense que c’est aussi en partie grâce à mon ancien beau-père qui, sur son lit de mort, a déclaré : «  ça pouvait pas être juste ça » en parlant de la vie, de la sienne. Ça vous réveille une envie de vivre ça, monsieur! À l’heure du bilan, j’ai vraiment envie d’éviter les « j’aurais donc dû ».

Finalement, je pense que c’est aussi en partie grâce au fait que ça me réussit! Cette attitude me permet de rencontrer des gens que j’admire, d’accomplir des actions et de réaliser des projets dont je n’aurais jamais osé rêver, de travailler avec des personnes que j’aime profondément. Je me pète sans doute la gueule plus souvent qu’à mon tour parce qu’il n’y a que ceux qui ne font rien qui n’échouent jamais. Mais à chaque fois que je suis tombée, je me suis relevée, j’ai appris et j’ai recommencé. Je n’ai vraiment pas envie de mourir en ayant donc dû. Je préfère vivre mes rêves et mourir en regrettant d’avoir manqué de temps.

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Une réflexion sur “Je ne perds jamais

  1. Ton texte touche une corde sensible chez moi.
    Moi aussi, ma mère est morte jeune, d’un cancer généralisé, à 31 ans. Mon frère avait 4 ans, je venais tout juste d’avoir 7 ans; elle est partie 13 jours plus tard. Nous avions à peu près les mêmes âges que mes filles présentement…ça me fait plus d’effet aujourd’hui alors que je les vois grandir et je m’aperçois de tout ce que ma mère a manqué en n’étant plus sur cette terre avec nous.
    Moi aussi, j’ai toujours pensé que j’étais condamnée au même sort, que je ne dépasserai pas 31 ans, comme elle et voici j’en ai 34 et toujours là!
    Moi aussi, j’aimerais accomplir des choses, des projets, faire une différence dans la vie des autres, mais contrairement à toi, la peur me paralyse, c’est la panique, plus rien ne fonctionne…silence radio!
    J’admire les gens comme toi qui ont une vision, un rêve et qui, malgré leurs peurs, y vont à fond de train au risque de se planter.
    Bravo!
    Bonne continuité!

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