À bas la stigmatisation en santé mentale!

Par Kharoll-Ann Souffrant.

Luc Vigneault et sa conjointe Nathalie Hébert mènent actuellement un combat pour le droit d’adopter via le Centre jeunesse de Québec. C’est que les deux ont souffert de problématiques de santé mentale par le passé et c’est sur cette base que le Centre jeunesse de Québec a décidé de ne pas leur donner la chance d’adopter, avant même une évaluation psychosociale. Luc Vigneault et Nathalie Hébert sont fonctionnels, rétablis et mènent des vies actives et heureuses depuis plusieurs années. Ils ont reçu l’appui de nombreux spécialistes en santé mentale dans leur lutte. Agnès Maltais, députée à l’Assemblée nationale a interpellé Québec afin de dénoncer cette situation. Malgré tout ça, le gouvernement ne bronche pas.

Luc Vigneault en compagnie d'Agnès Maltais

Luc Vigneault en compagnie d’Agnès Maltais

Ceci m’amène à parler donc de la stigmatisation et de la discrimination que subissent les individus vivant avec une problématique de santé mentale.

Il est temps que ça cesse. Il est temps que l’on cesse d’enfermer les individus dans des petites boites et dans des petites cases. Ces individus sont des personnes, pas des maladies. Il est temps que l’on cherche à voir leur humanité, leurs forces, leurs ressources, leurs caractéristiques propres mais surtout leur immense résilience. Résilience parce que nous vivons dans une société qui stigmatise et discrimine les individus ayant un parcours de vie de ce type.

Parce que dans mon livre à moi, une personne ayant vécu une problématique de santé mentale et qui est rétablie depuis plusieurs années est une personne résiliente. Sa maladie devient même un atout pour être plus à même de prendre soin d’un enfant, particulièrement un enfant ayant été blessé par la vie. Vivre avec une maladie mentale en étant rétabli est une richesse. Cette expérience de vie offre une lunette singulière sur le monde, une perspective que l’on se doit de respecter, d’écouter et de considérer.

Personne, personne n’est à l’abri de souffrir d’une problématique de santé mentale. Même ceux qui semblent les plus forts, les plus bavards, les plus débrouillards. C’est quelque chose qui nous concerne tous parce que nous avons tous une santé mentale dont nous nous devons de prendre soin.

Je trouve déplorable que l’on réduise des individus à des diagnostics. Qu’on leur nie des droits parce que d’emblée, on les considère comme des victimes. Je suis révoltée quand on leur nie toute agentivité ou capacité d’adaptation alors qu’ils ont prouvé maintes fois qu’ils étaient capables de s’adapter.

Il est temps que l’on considère les personnes vivant avec une problématique de santé mentale comme des citoyens à part entière.

 

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