ÊTRE heureux

Par Stéphanie Deslauriers.

Récemment, j’ai visionné le documentaire « Happy », qui trainait dans ma liste de vidéos à voir dans mon compte Netflix. Parce que vous savez, la vie…happy1-337x450

Ce n’est pas que je n’avais pas le temps de le visionner; c’est plutôt que je n’avais pas pris le temps de le faire.

Parce que c’est bien ceci qui arrive : on priorise certaines activités au détriment d’autres. Ceci étant dit, c’est correct et normal.

Alors voilà. Il y a quelques jours, j’ai priorisé le visionnement dudit documentaire. Alors que je générique d’ouverture jouait devant mes yeux, je me suis dit : « C’est assez fascinant, la vie. On ne sait jamais ce qui va nous changer, nous imprégner, nous marquer. Peut-être que là, je m’apprête à voir quelque chose qui va changer ma vie. Ou pas. » Et là, j’ai eu peur de mettre trop de pression sur cette vidéo d’une heure et quelque, en lui donnant le possible mandat de changer ma vie.  J’ai eu peur d’être déçue. Alors, je me suis calmée les attentes. « Fais juste le regarder et tu verras ».

Eh bien, je ne sais pas si ça a changé ma vie, mais ça m’a fait du bien en m’ouvrant les yeux sur des pistes que j’explore déjà ou que je devrais optimiser.

En gros, ce que ce documentaire dit, c’est qu’on n’a pas besoin d’une tonne d’argent pour être heureux alors qu’en Occident, c’est souvent ce qui ressort quand on demande aux autres ce qui les rendrait heureux. « De l’argent. Plus d’argent ». « Être connu. Avoir du succès ».

On veut AVOIR des choses. On ne veut pas ÊTRE quelque chose (soi, idéalement). On ne veut pas ÊTRE en relation. On veut AVOIR plus de relations (points boni si ces relations sont connues et reconnues du grand public et si elles peuvent nous apporter quelque chose aux yeux des autres (le prestige, par exemple)). On veut FAIRE de grandes choses. On veut AVOIR l’approbation des autres (peut-être parce qu’on n’arrive pas à se la donner à soi-même?).

Bref, on est complètement à côté de la plaque. Et ceux qui sont en plein dans le mille, via leur bénévolat (pour le réel plaisir de donner, pas juste pour flasher leur générosité sur Facebook), leur méditation, leur reconnaissance et leur cœur grand ouvert, on les trouve weird. Comme on trouvait weird Galilée et « sa » Terre ronde.

Parce que, ce qui ressort des études de neuropsychologues, neuropsychiatres, neurologues et tous les autres « neuro-machins », c’est que réellement, dans notre cerveau, on fabrique davantage de dopamine quand on donne, quand on se connecte (à soi et aux autres), quand on partage. Et la dopamine, c’est ce qui fait qu’on se sent heureux.

Autre chose, qui contribue au bonheur universel? La connexion, le sentiment d’appartenance (merci, Abraham Maslow), le réseau et le soutien social, l’inclusion et la participation au sein d’une communauté, la reconnaissance.

Parce que oui, on est des êtres sociaux. Et c’est ce qui contribue le plus à notre bonheur. Je nous souhaite de nous connecter réellement aux autres, authentiquement, comme le dit si bien Carl Rogers, ce psychologue américain humaniste : « une relation authentique n’est possible que lorsque deux authenticités se rencontrent ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s