Humanité

Ce texte a été rédigé par Stéphanie Deslauriers, fondatrice de Ensemble Maintenant. 

Je suis constamment en quête d’Humanité. Oui, oui, avec un grand H.

Ces gens qui sont vrais, sensibles, ouverts. Honnêtes. Vulnérables.

Authentiques.

Je m’en entoure, je les garde tout près parce que t’sais, la vie.

Et je crois, sans prétention, arriver à donner tout ceci en retour.

Il m’arrive de me faire complimenter sur ma personnalité. Eh que j’aime ça! Parce qu’une personnalité, ça se travaille. Ça se peaufine de jour en jour. Et c’est vrai que je travaille fort sur mon moi-même alors, quand on reconnait ceci en moi, ça me fait du bien. Ça me confirme que je fais bien, de poursuivre le but de devenir une meilleure personne, constamment.

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Et je tente le plus souvent possible de démontrer mon appréciation aux autres, même si je suis parfois maladroite.

Puisque je suis entourée de personnes assez extraordinaires merci, je vis toujours un choc lorsque je suis confrontée à autre chose.

À des gens violents. Pas nécessairement dans leurs actions, non. Dans leurs paroles, dans leur attitude. Un regard froid, une moue dédaigneuse, de la fermeture au discours de l’autre, de l’entêtement dans des croyances non-fondées et blessantes vis-à-vis d’un individu ou d’un groupe d’individus, une remarque insensible, une absence d’empathie.

Un choc, je vous dis. Il n’est pas rare que j’aie honte de l’humanité (oui, oui, avec un petit h). Que je ne me reconnaisse pas dans les valeurs de condamnation, de jugement, de nombrilisme, d’extrémisme (ce dont on (on exclut la personne qui parle) reproche à certains peuples, d’ailleurs)). Et que mon hypersensibilité y soit confrontée.

Comme ce mercredi soir où, traversant la rue alors que j’avais la priorité (une flèche verte et un bonhomme blanc allumé, ça ne trompe pas), j’ai failli me faire renverser par une voiture, qui faisait un virage à gauche. Choc #1.

Et que je me suis fait engueulée (longuement), en me faisant faire un doigt d’honneur par cet automobiliste. Choc #2.

Et que j’aie finalement terminé de traverser la rue pour rejoindre un troupeau de piétons. Regardant tous en l’air. Comme si de rien n’était. Choc #3.

C’est tremblotante et bouleversée que j’ai retrouvé une amie  pour lui déverser ma déception du genre humain.

Parce que oui, je suis déçue.  Je ne comprends pas. Je ne comprends pas que ce soit supposé être normal, ce genre de réactions (et l’agressivité et la passivité). Je ne comprends pas qu’on se convainque que ce soit normal. Et qu’on ne réagisse presque plus à ce genre de situations.

De mon côté, je vais continuer de tenter d’être patiente. De m’excuser lorsque je commets un impair en voiture. De demander : « T’es-tu correct??? » à quelqu’un qui semble ébranlé.

Et je vais continuer de m’entourer de gens ainsi, pour mettre un baume sur mon petit cœur hypersensible et continuer de croire que l’Humanité existe encore.

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