10 grossesses et 2 naissances

La semaine dernière, je vous ai écrit que j’avais perdu le petit bébé que je portais depuis 12 semaines. Une petite crevette de rien du tout, qui m’a complètement chamboulée. J’ai reçu tellement de magnifiques témoignages. Des coeurs grands comme ça, qui se sont ouverts à moi. Pour me raconter toutes sortes de choses, pour me dire que « ça ira », que je ne suis pas seule. Parmi ces messages d’amour massif, je me permets, avec l’autorisation de son auteure, Sophie (nom fictif), de vous en partager un.

Être maman, était un rêve. Un grand. J’attendais ce moment avec tellement d’impatience. A 17 ans, un test en CLSC annonçait le plus grand choc de ma vie. Un positif qui, en temps normal, fait le plus grand bonheur des femmes. Pas moi. J’étais pas avec l’homme de ma vie. Ça, je savais. J’ai donc, avec beaucoup de peine malgré les circonstances, mis fin a cette grossesse.

Longtemps, j’ai pensé et senti que quelqu’un me punissait en m’enlevant les bébés que je souhaitais enfin. Mariés, c’était l’étape que nous attendions Sylvain et moi. Mais en vain, l’étape qui s’annonçait plutôt facile est vite devenue hyper hyper ennuyante et difficile. Thermomètre au chevet, claculs de dates, c’était devenue « artificielle » notre affaire. Fausses couches sur fausses couches, des docteurs, des infirmières, j’ouvrais mon corps et mon coeur a tout ce beau monde.

Joanie est arrivée! La joie! Ma petite fille. Je me suis accouché « seule » dans ma bulle. Personne n’avait le droit d’y toucher. Portes barrées, téléphone décroché, j’ai longtemps resté ainsi… C’était MON bébé et personne, cette fois-ci, viendrait me le prendre. Je profitais de chaque instant avec elle. J’ai vite compris que quelques choses clochaient avec ma fille « trop parfaite »… Tu connais les raisons. La vie a continué, avec les thermomètres, oui encore, les hormones, pour que ma jolie Océanne voit le jour.

Je suis comblée de deux magnifiques et précieux miracles. La vie m’a certainement jouée de terribles tours et c’est avec beaucoup de difficultés que j’ai compris qu’il faut toujours faire confiance en la vie ♡ je l’écris, parce que c’est facile mais je pleure en ce moment. Ça fait encore mal…

8 grossesses qui m’ont mise à l’envers, maux de coeur, gain de poids, émotions ET sautes d’humeurs à la con. Je passais de « super enchantée » à « nerveuse comme une folle » mais s’ils venaient encore me l’enlever? Durant certaines grossesses, je me suis même refusé de la vivre a fond, d’en être heureuse. Je savais qu’au final je me retrouverait le « ventre vide » comme dans ton merveilleux texte. Le « coeur et le ventre vide ». Stéphanie, je suis de tout tout tout tout (tu saisis?) coeur avec toi. Je te fais un énorme câlin. Je sais exactement qu’il n’y a rien a dire dans ces circonstances. Tout ce que je peux faire en ce moment c’est de t’offrir l’écoute. En tout temps, comme bon te semblera.

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