Une p’tite piqûre?

L’autisme est une problématique considérée comme étant récente dans le domaine de la santé (alors imaginez dans les services sociaux!).

C’est dans les années 40 qu’on a commencé à s’y intéresser, tant aux États-Unis (par Kanner, en 1943) qu’en Europe (en Autriche, plus précisément et ce, par Asperger, en 1944. Oui, oui, Asperger comme dans « syndrome d’Asperger », qui fait partie, tout comme l’autisme, des troubles envahissants du développement).

À cette époque, on croyait que la cause de l’autisme s’expliquait par la personnalité des parents ainsi que par leurs pratiques éducatives. Dans les années 60, des associations de parents se forment, tant aux États-Unis qu’au Royaume-Uni. Ces derniers réfutent les accusations qui pèsent sur eux en ce qui a trait à leur responsabilité dans l’apparition du diagnostic de leur enfant. On penche alors plutôt vers l’explication suivante : le trouble affecterait le cerveau de l’enfant et aurait des origines génétiques.

Depuis les années 80, les résultats des études réalisées auprès de jumeaux tendent à confirmer l’apport héréditaire de l’autisme. Et, depuis la fin des années 90, suite à la publication d’une étude réalisée par Andrew Wakefield, médecin britannique, l’hypothèse d’un lien de causalité entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole et l’apparition de l’autisme chez les enfants surgit. Ceci a des implications majeures, tant au plan scientifique que de l’intervention. Mais surtout, il affecte directement les familles d’enfants autistes. Imaginez-vous une seconde la culpabilité ressentie par ces « méchants parents » qui ont fait vacciner leurs enfants! Et qui sont devenus autistes, en raison de leur méconnaissance! Et imaginez ensuite, dans un monde où on a BESOIN de comprendre, de connaitre, de savoir, que votre enfant est autiste et que, vous ne savez pas pourquoi? Vous ne savez pas pourquoi on ne peut le détecter lors de la grossesse, vous ne savez pas pourquoi on ne peut pas en observer les symptômes avant la deuxième année de vie, vous ne savez pas si c’est parce que vous avez fait manger à votre enfant des aliments contenant du gluten, parce que vous ne l’avez pas assez stimulé, parce que vous l’avez fait vacciner?

« Ne pas savoir » constitue probablement en un des plus grands stress auxquels nous sommes confrontés. Et on dit que les parents d’enfants autistes s’exposent à davantage de stress. Eh bien, peut-être que tout débute là, dans cette incompréhension. Puis, s’ajoute la sévérité de l’autisme de leur enfant, leur degré d’autonomie, leurs demandes plus fréquentes vis-à-vis de leurs parents, leurs crises plus fréquentes et parfois plus intenses que les enfants typiques (on se rappellera qu’il s’agit d’un plus beau mot pour désigner « normaux »). Puis, les enfants autistes ont des difficultés au plan social, ce qui rend le développement d’une bonne qualité de relation avec papa et maman plus difficile. Parce que les parents d’enfants autistes perçoivent moins de soutien de la part de leur entourage (parce que, oui, les amis et la famille ont parfois tendance à s’éloigner, à être mal à l’aise au contact de l’enfant) et du système (parce que, oui, les familles peuvent être en attente plusieurs ANNÉES avant de recevoir des services), ils se sentent plus isolés, plus déprimés, aussi. Et plus stressés. Finalement, les inquiétudes des parents vis-à-vis du bien-être de leur enfant, une fois que ceux-ci ne pourront plus s’occuper de lui, que ce soit en raison de l’âge avancé, de la maladie ou de la mort, contribuent au stress vécu par les familles qui ont un enfant autiste.

Donc, ces familles sont probablement plus vulnérables, pour toutes ces raisons, que les familles qui ont des « beaux p’tits enfants normaux ». Alors, quand un chercheur trouve qu’un vaccin peut causer l’autisme et que les résultats de son étude sont publiés partout, et qu’ils inquiètent et culpabilisent des milliers de parents, je me dis que c’est de ne penser qu’à son propre intérêt (quand même, il a reçu pas mal de bidous pour publier cette étude falsifiée) et de se foutre éperdument des répercussions de ses actes. Enfin. Pour consulter l’article qui a justifié cette publication sur mon blogue, rendez-vous au http://www.lesaffaires.com/blogues/rene-vezina/rene-vezina-:-Une-fraude-sordide-que-l%27histoire-de-l%27autisme-lie-aux-vaccins/521992 .

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